Actions mémoires 2020

 

Vous trouverez ci-dessous les activités de l'année 2020 les plus marquantes de l'ANACR Jura. Malheureusement l'année 2020 a été marquée par le Covid 19 et forcément nos activités sont peu nombreuses, très peu nombreuses...

A celles-ci s'ajoutent :

  • la participation aux cérémonies patriotiques dans tout le département tout au long de l'année. L’ANACR compte plusieurs Porte-drapeaux qui se rendent autant que possible aux cérémonies. L’ANACR organise certaines des cérémonies mémorielles sur le territoire jurassien ou aide à les organiser.

Journée du souvenir des victimes de la déportation 2020

Samedi 25 avril à 11h30 s’est déroulé au monument départemental de la déportation à Lons-le-Saunier la cérémonie pour la journée du souvenir des victimes et héros de la déportation.

Dépôt de gerbe de Mr le Préfet du JuraCette cérémonie réduite en raison du Covid 19 remplaçait celle qui aurait du se tenir le soir même à 20h.

Notre président Jean-Claude Herbillon n’aurais pas put assister à cette cérémonie réservée à quelques personnes s'il n’avait été appelé à suppléer le porte drapeau de la FNDIRP et tenir sa place avec le drapeau de la Résistance ANACR.

Une dizainz de personnes pour cette cérémonie particulière : Mr le Préfet du Jura, Mme la Députée , Mr le maire de Lons-le-Saunier, le directeur de cabinet du Préfet et une membre du cabinet chargée de la communication, le président de la FNDIRP et de l’amicale de Neuengamme, moi-même, 1 clairon, un tambour et un journaliste.

Discours du président de la FNDIRPAprès le dépôt de gerbe nous le président dela FNDIRP a fait un discours et lu le message des associations de déportés Puis il y a eu la sonnerie aux morts et c’est tout…

Monsieur le Préfet est arrivé en conduisant lui-même sa voiture, il a très largement insisté sur le respect des distances à respecter entre les personnes et sur le coté partiulier de l’organisation.

Malgré la brieveté de cette cérémonie, il faut noter le coté solennel et très émouvant de ce rassemblement. On pourrait même se demander si le fait de casser par obligation légale le protocole habituel n’a pas provoqué un recueillement exacerbé.

Il faut bien reconnaitre que la situation sociale et médicale du pays, ajouté au décès d’un urgentiste de l’hopitale de la ville a put rassembler les émotions bien au-delà du suel motif de notre présence.

Dans bien des communes les maires se sont rendus au monument au mort avec fleurs et drapeaux. Par contre on ne peut pas faire l’éloge de la télévision de service public qui n’a pas daigné parler de cette journée nationale. Sans cérémonie grandiose à relayer il aurait été si simple de diffuser un témoignage de rescapé pourtant… …………disons simplement que les multiples points de suspension masque notre colère

 

Ceremonie 2020 souvenir déportation

8 mai 2020

L’année 1945 celle de la Victoire sur le nazisme est aussi celle de l’espoir d’un monde nouveau et en paix. Le monde nouveau s’exprime dès mars 1944 par le programme du CNR dessinant les contours d’une « République nouvelle » démocratique et solidaire. Sa mise en œuvre dès l’automne 1944 par le gouvernement de la France Libre.
L’année 1945 c’est aussi la libération des camps de la mort avec par exemple Auschwitz qui est libéré le 27 janvier.
L’année 1945 c’est :
Le 13 février libération de Budapest
Le 6 mars Cologne reprise par les alliés qui franchissent le Rhin à Remagen le 7 mars.
Le 29 mars les soviétiques entrent en Autriche
Le 14 avril les Pays-Bas sont libérés
Le 19 avril les soviétiques entrent dans Berlin
Le 28 avril Mussolini est fusillé par des Partisans
Le 30 avril Hitler se suicide dans son Bunker.
Enfin, le 7 mai 1945 à Reims le Haut Commandement allemand représenté par le Général Jodl signe à 2h41 l’acte de reddition sans condition.
Puis dans la nuit du 8 au 9 mai au quartier général du Maréchal soviétique Joukov à Berlin le Feldmarschall Keitel signait l’acte final de capitulation de l’Allemagne Nazie devant les alliés en présence du Général De Lattre de Tassigny.
Est-il besoin de préciser une fois de plus que contrairement à ce qu’on entend parfois qu’il ne s’agit en aucun cas d’un armistice mais bien d’une capitulation sans condition.
Nous voulions également rappeler le rôle des Résistants dans la libérationd de la France:

 « On estime que les Résistants actifs ont fini par atteindre le chiffre de 480 000 à l’été 1944, soit environ 2% de la population adulte. La connaissance du terrain qu’avaient les Résistants, leur contact avec la population, l’organisation des FFI, les opérations de sabotages et de harcèlement ont considérablement facilité le travail de la 1ère Armée française et celui de la 2ème DB de Leclerc. Ils ont assurément constitués un appoint précieux pour les soldats alliés, un gain de temps et des pertes humaines moindres »

(Les Résistants, l’histoire de ceux qui refusèrent ouvrage publié sous la direction de Robert Belot).


Déclaration du général Eisenhower, commandant en chef des Forces interalliées :
« Notre état-major estimait qu’au cours de la campagne de France, les Forces françaises de l’Intérieur équivaudraient à 15 divisions ; l’aide considérable qu’elles nous apportèrent, en facilitant la rapidité de notre avance, a justifié ce point de vue …Sans eux (les Résistants), la libération de la France et la défaite de l’ennemi en Europe occidentale auraient été bien plus longues, bien plus pénible et nous auraient causé davantage de pertes.»

Traits separation gris

Cette année les commémorations du 8 mai sont particulières en pleine crise sanitaire. Il était pourtant essentiel de commémorer ce 8 mai. 

Une cérémonie départementale s'est tenue à Lons-le-Saunier sous la présidence de Mr Vignon, Préfet du Jura en présence d'une dizaine de personnes comme recommandé par le chef de l'Etat.

Une cérémonie sans tamour ni trompette, ou plutôt si, avec un trambour et un clairon pour les sonneries d'usage mais c'est tout. 

8 mai 2020 Lons le SaunierUn seul drapeau était présent représentant la Résistance, un drapeau pour les représenter tous: celui des CVR. C'est le président de l'ANACR du Jura Jean-Claude Herbillon qui a eut l'honneur de le porter et d'accompagner cette cérémonie. 

Sinon étaient présents les autorités: Mr le Préfet du Jura, Mme la députée, Mr le Maire de Lons, un conseiller départemental et un conseiller régional représentant la présidente. 

Trois gerbes ont été déposée et le Préfet a lu la lettre du Président de la République. 

Ce fut bref, sobre et émouvant et à l'opposé de nos habituelles cérémonies que nous retrouverons certainement dans les prochains mois. 

 

 

 

Et dans tout le Jura de nombreuses communes ont commémoré le 8 mai, en voici deux exemples:

 

BREVANS

Brevans 8 mai 2020Brevans 8 mai 2020

Cérémonie bien particulière cette année comme nous l’avait demandé Monsieur le Préfet du Jura en cette période de confinement dû au Coronavirus.

Pas plus de 5 personnes étaient présentes : Mr le Maire de Brevans Denis Gindre, Pierrette BUSSIERE 1e adjoint et trésorière de l'ANACR Nord Jura,  Jocelyne Vacelet 2e adjoint, Patric Frater 3e adjoint et Michel BUSSIERE , représentant l’ANACR Nord Jura, Secrétaire de l’Association.

La commune de BREVANS n’a pas oublié ses morts, d’abord au cimetière communal sur le monument aux morts ensuite, comme chaque année, au monument au Bois des Ruppes sur la stèle commémorant nos 8 résistants martyrs morts pour la France. Un dépôt de gerbes a été effectuée par Michel BUSSIERE au nom de l’ANACR Nord Jura et Mr le Maire de Brevans.

Après a été procédé à l’appel des morts et suivi d'une minute de silence. La cérémonie fut brève mais pleine d’émotions en ce jour si particulier.

 

 

 

CHILLY-LE-VIGNOBLE

 

8 mai 2020 Chilly le VignobleC'est ici aussi Jean-Claude Herbillon qui était présent pour porter un drapeau, cette fois ci celui de l'ANACR. Mais ici encore moins de monde qu'à Lons afin de respecter la demande des autorités.8 mai 2020 Chilly le Vignoble

Le maire de la Commune Mr Gricourt a lu la lettre du Président de la République et Jean-Claude Herbillon a quant à lui tenu à rendre hommage à notre ami Benito Hyète FFL disparu le 2 avril, en s'inspirant de la lettre de l'UFAC.

Après le dépot de gerbes et les allocutions par de traditionnel verre de l'amitié à la salle des fêtes...

 

 

 

 

 

8 mai 2020 Saint-Maur

En plus de ces commémorations officielles un grand nombres de personnes ont pavoisé leurs maisons, blacons, jardins... Certains se sont rendus au monument pour déposer des fleurs, un texte, observer un moment de recueillement... en respectant les consignes de sécurités et mesures applicables bien évidemment. 

Ce fut le cas par exemple de Roselyne Sarrazin Comédienne au théatre de la petite montagne et membre de l'ANACR qui a déposé  un poème au monument de Saint-Maur.  Ce poème de France Rondeaux de Monbray dite Claude, écrit en septembre 43 s'appelle La porte. France Rondeaux de Monbray dite Claude est morte à Auschwitz.8 mai 2020 aux balcons

 

 

 

 

 

 

 

 

La porte

Ce soir, je pense à mon jardin

Où s'amassent les feuilles mortes.

Ce soir, je pense à mon jardin.

J'aurais bien voulu, c'est certain,

Faire le tour de mon jardin,

Les bonds de mon chien pour escorte !

J'aurais bien voulu, c'est certain,

Faire le tour de mon jardin

Où s'amassent les feuilles mortes.

Mais que le diable les emporte !

Ils ont trop bien fermé la porte.

Ce soir, je pense à mes amis.

Ils viennent à moi en cohorte.

Ce soir, je pense à mes amis;

J'aurais bien voulu, c'est permis,

Serrer vos mains, ô mes amis,

Vos bonnes mains chaudes et fortes !

J'aurais bien voulu, c'est permis,

Serrer vos mains, ô mes amis,

Qui venez vers moi en cohorte !

Mais que le diable les emporte !

Ils ont trop bien fermé la porte (...)

France Rondeaux de Montbray dite Claude - Morte à Auschwitz

Ecrit en septembre 1943

 

 

 

 

 

Hommage à Cécile Rol-Tanguy

Cécile Rol-Tanguy Lons 2012

Le 8 mai 2020 dans l’après-midi nous avons appris le décès de Cécile Rol-Tanguy, Présidente de notre association nationale l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et amis de la Résistance).  Elle avait 101 ans et était une des grandes figures de la Résistance intérieure française et tout particulièrement de la Libération de Paris. Issue d’un milieu modeste elle s’était engagée dès 1936 au moment du front populaire et de la guerre d’Espagne. C’est à ce moment qu’elle rencontre Henry Tanguy qui deviendra son époux en 1939. Dès 1940 elle rejoindra la Résistance : elle tape des tracts, des journaux et des documents illégaux…  Elle et son mari ont plongé alors dans la clandestinité. Elle devient alors l’agent de liaison d’Henry.  C’est elle qui tapera à la machine le célèbre ordre d’insurrection parisienne que son mari devenu le colonel Rol, chef militaire régional des FFI d’Ile de France lui dictera et qui conduira à la libération de notre capitale. Elle a vécu la semaine d’insurrection à Paris au cœur de l’action dans le PC souterrain du Colonel Rol sous la place Denfert-Rochereau. Elle sera la seule femme présente quand le Général De Gaulle recevra l’Etat-Major des FFI d’Ile-de-France, le 26 août 1944 à l’Hôtel de Ville.

 

 

Comme l’a dit sa famille : « Jusqu’à son dernier souffle, Cécile ROL-TANGUY témoignera de sa fidélité à l’utopie généreuse du communisme, à ses engagements de jeunesse pour la justice sociale et l’émancipation des femmes. ». Jusqu’en 2014, elle animera régulièrement des échanges sur la Résistance avec des collégiens et lycéens.

En 2012 Cécile Rol-Tanguy avait retrouvé le Jura, une région qu’elle connaissait pour y avoir séjourné plusieurs fois en vacances avec Henry. Elle avait pu lors d’une journée d’excursion le samedi de notre congrès visiter la fraternelle et les musées de la pipe et du diamant à Saint-Claude. Et puis Lons-le-Saunier est lié à Cécile car le jour si important de la Libération de Paris, le 25 août, est aussi le jour de la Libération de Lons-le-Saunier. C’est à notre congrès de Lons-le-Saunier qu’elle est devenue une des présidentes de l’ANACR avec Henriette Dubois.

Elle avait également honoré la Résistance jurassienne au monument départemental avec les autres présidents de l’ANACR Louis Cortot et Pierre Martin. Comme toujours elle nous avait expliqué qu’elle avait accepté ces décorations (Grand Officier de la Légion d’honneur, Grand Croix dans l’Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance) que pour honorer toutes les femmes restées dans l’ombre qui étaient pourtant indispensables dans la Résistance et la clandestinité. C’est pourquoi ici dans le Jura elle avait notamment eut à cœur d’honorer les sœurs Bergerot qui ont hébergées de nombreux Résistants à Villevieux et sont mortes presque sans reconnaissance de la France.

Finalement elle nous a quitté le 8 mai, jour anniversaire de la Victoire contre le nazisme, tout un symbole, chaque 8 mai et pour très longtemps elle sera dans nos cœurs et avec nous pour les cérémonies. Au nom de l’ANACR Jura Merci Madame.

Garance Herbillon, responsable départementale de l’ANACR : «  J’ai rencontré Cécile lors de notre congrès à Lons en 2012 et j’ai pu la revoir souvent après étant membre du conseil national. Elle était toujours douce et élégante. Je garde un souvenir particulièrement émue d’une intervention qu’elle a fait pour nous raconter la libération de Paris : l’histoire vue par son regard de femme engagée, et l’amour et l’admiration qu’elle avait pour son mari. Je garderai d’elle sa gentillesse et le souci de chaque instant du combat et de la place des femmes dans notre société. Ce jour là elle laissait encore tous les honneurs à son mari et aux autres et pourtant quel parcours ! Elle continuera à être pour moi un guide comme de nombreux amis Résistants qui nous ont malheureusement quittés.»

Jean-Claude Herbillon, Président ANACR Jura, Membre du bureau national de l’ANACR : « Cécile je l’avais croisée souvent à des congrès nationaux. Mais à Lons en 2012 c’est là que nous nous sommes vraiment rencontrés avec cette vieille dame menue et frêle avec de beaux yeux vifs et un regard droit et profond. Je l’ai revus souvent étant membre du bureau national pour des réunions : discrète, avec une voix douce et une présence de tous les instants jusqu’à ce que sa présence s’espace et finalement qu’elle ne puisse plus venir. Mais elle a toujours été là à nos yeux ! »

Article du Progrès

Journée nationale de la Résistance, 27 mai 2020

 

Ce 27 mai 2020 comme chaque année nous commémorions la journée nationale de la Résistance. Comme le demande la loi instaurant cette journée c'est l’occasion de transmettre la mémoire et les valeurs de la Résistance, notamment aux écoliers.

Mais cette année aucun élève n’était présent, ni public d’ailleurs. Ce fut donc une cérémonie bien particulière qui s’est déroulée exceptionnellement dans la cour d’honneur de la préfecture du Jura. Mais malgré la crise sanitaire qui touche notre pays et le monde, il était important de célébrer la journée nationale de la Résistance.

 

Mr le Préfet du jura, Mr le délégué militaire du jura, un représentant du maire de Lons le Saunier, Mme la Députée, une conseillère départementale, Mr le directeur départemental de l’ONAC, deux musiciens, Jean-Claude Herbillon président de l’ANACR Jura, Michel Bussière porte drapeau de l’ANACR et Garance Herbillon de l’ANACR étaient réunis face à la plaque rendant hommage au préfet Résistant Alfred Golliard.

27 mai 2020 Jura - Rang protocolaire27 mai 2020 Jura - Mr  Bussière Porte-drapeaux ANACR27 mai 2020 Jura - Musiciens

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27 mai 2020 Jura - Discours président de l'ANACR

Après un mot d’introduction de Mr le directeur de l’ONAC Jean-Claude Herbillon président de l’ANACR a lu le message de notre association.  Ce message dans une grande partie rendait hommage à Cécile Rol-Tanguy et Benito Hieyte qui nous ont quittés récemment. C’est pour leur rendre hommage que les membres de notre association étaient habillés de noir et arboraient des badges avec leurs photos.

 

Puis Garance Herbillon s’est avancée pour chanter a capela le chant des partisans face à ce public restreint.

27 mai 2020 Jura - Mr le Préfet

Ensuite Mr le Préfet du Jura a lu le message de la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées.

 

Pour finir cette cérémonie il a été procédé au dépôt de gerbes suivi par la sonnerie aux morts et la minute de silence. C’est enfin la Marseillaise, jouée à la trompette, a raisonné.

Cette cérémonie bien que restreinte fut empreinte d’une grande émotion.

27 mai 2020 Jura - Mr le Préfet et Mme la Députée

27 mai 2020 Jura- Badge d'hommage à nos disparus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la suite de cette cérémonie les trois membres de l’ANACR se sont rendus au monument en hommage à la Résistance jurassienne pour y déposer une gerbe.

27 mai 2020 Jura - Monument de la Résistance jurassienne27 mai 2020 Jura - Monument de la Résistance jurassienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez le discours prononcé par le Président de l'ANACR Jura ICI

 

 

 

Cérémonie commémorative du Bois des Ruppes, 5 septembre 2020

Allocution de Danièle PONSOT, Présidente de l’ANACR Nord-Jura

 

Monsieur le Député, Madame la Sénatrice, Monsieur le Maire de Dole, Monsieur le Président du Grand Dole, Monsieur le Maire de Brevans, Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux, Mesdames et Messieurs les Conseillers Départementaux, Mesdames et Messieurs les Maires, Mesdames et Messieurs les membres des familles martyres, Monsieur le Président de l’ONAC, Monsieur le Président Départemental de l’ANACR, Mesdames et Messieurs les représentants des Associations patriotiques et des Corps Constitués,  Mesdames et messieurs les Porte-Drapeaux, Mesdames, Messieurs.

Cérémonie commémorative du Bois des Ruppes, 5 septembre 2020

 

En cette année très particulière, je voudrais souligner les conditions sanitaires  très particulières, elles aussi, de la tenue de cette cérémonie. Nous n’échappons pas à la règle et remercions d’autant plus tous ceux qui ont pu répondre : Présent ! A l’invitation conjointe de l’ANACR Nord-Jura et de la Mairie de Brevans. Nous remercions tout particulièrement les descendants ici présents des martyrs dont nous évoquons le souvenir.

En l’absence exceptionnelle, cette année, de la musique de Dole et d’une chorale, habituellement animatrices de  cette cérémonie, merci aussi à Claude ROLLIER, chef de la fanfare de Dole, qui a accepté de venir assurer les sonneries nécessaires au déroulement de celle-ci !

 

 

C’était le 11 septembre 1944. Ce jour-là, le garde forestier découvre les corps atrocement mutilés de 8 hommes :

         -4 membres de la compagnie Gabriel PERI, commandés par Henri VALADE.

Roger BRIDE, de Damparis, Marcel RUINET, de Brazey en Plaine, qui remplaçait au dernier moment André GAGNEPAIN de Damparis, Valentin DAUPHIN et Robert BEURDELEY, d’Abergement la Ronce.

         -On réussit également à identifier Pierre BOUTHIAUX, agent de liaison d’un maquis de la région de Lons le Saunier.

         -On ne sut jamais qui étaient les 3 autres victimes, peut-être des résistants russes ayant rejoint les maquis français.

Cette année, comme tous les ans et ce, 76 ans après, dans ce lieu de mémoire, nous sommes réunis pour rendre hommage à eux qui ont donné leur vie, sans parler sous la torture qui leur fut infligée par les nazis à la caserne Brack, à Dole mais aussi à tous ceux qui, refusant l’oppression d’une dictature, avaient répondu à l’appel du 18 juin 1940 du Général de GAULLE et s’étaient dressés, debout en dépit de tout !!!

Pendant tout le mois d’Août, déjà, les forces nazies, en situation de plus en plus précaire, redoublèrent d’efforts meurtriers pour multiplier les exactions contre les Résistants, bien sûr mais aussi contre les civils !!(Tulle, Oradour sur Glane, et, plus près de nous, Alièze, Saint Didier, Saligney, Jouhe, dont les 15 victimes ont été massacrées alors que sonnaient, à Dole, les cloches de la libération !...).et tant d’autres lieux, de sinistre mémoire…Danièle Ponsot présidente du comité de l'ANACR Nord-Jura

J’ai cité Oradour sur Glane et ce n’est pas fortuit. On connaît le sort réservé à ce village martyr dont 642 habitants –femmes, hommes, vieillards et enfants- furent massacrés le 10 juin 1944, par une unité SS de la division Das Reich,  dans des conditions atroces !

De ce village, il ne reste rien que des ruines, que l’on a volontairement laissées en l’état et un mémorial, dont la visite ne peut laisser personne indifférent ! Or, le 21 août 2020, les habitants ont découvert avec horreur les graffiti souillant les murs de ce centre.

Le maire, Philippe LACROIX, atterré par cet acte odieux s’exprime ainsi :

« Qu’on barre le mot MARTYR, qu’on mette MENTEUR et le nom d’un révisionniste à la place, vous comprenez que nous sommes choqués ! »

Cette vive émotion est partagée par Fabrice ESCURE, Président du Comité de la mémoire d’Oradour sur Glane et Claude MILORD, Président de l’association des familles des martyrs du même lieu.

Le Bureau National de l’ANACR, dont fait partie notre Président Départemental, Jean-Claude HERBILLON, a publié dès le lendemain des faits, un communiqué dont je vous lis ici de larges extraits :

       « Le négationnisme des crimes du nazisme perpétrés dans toute l’Europe occupée et du génocide monstrueux associé à son nom qui firent des millions de victimes délibérément assassinées n’est pas une opinion : c’est un délit.

       Un délit puni depuis 1990 par la Loi dans notre pays, comme il l’est explicitement par la législation d’une quinzaine de pays européens.

       C’est aussi un crime contre la vérité historique dramatiquement attestée par la découverte des charniers des massacres perpétrés par les nazis et leurs complices, tant au sein même des populations civiles asservies que dans les camps de concentration, par des centaines de milliers de témoignages directs et même par les aveux de milliers de tortionnaires y ayant pris part.

       Ce délit contre la Loi, commis de manière récidivée par le triste personnage mentionné dans l’inscription ayant ce 21 août 2020 souillé le monument à la mémoire des victimes d’Oradour(…...)a été sanctionné à plusieurs reprises par la Justice.

Ce crime contre la vérité historique, dont la réalité reste inscrite jusqu’à aujourd’hui dans les ruines du village martyre et dans la mémoire de Robert HEBRAS, seul survivant du massacre et auquel nous tenons à réaffirmer notre soutien et dire notre affectueuse estime est particulièrement odieux par son contenu et par le lieu choisi par son-ou ses-lâches auteurs pour le commettre.

       L’Association  Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance, sa direction, tous ses adhérents partagent l’émotion et l’indignation de toutes celles et ceux qui condamnent la profanation commise à Oradour sur Glane et exigent que tout soit mis en œuvre pour en identifier le-ou les- auteurs afin qu’il(s) soi(en)t déféré(s) devant la Justice. »

Pourquoi, ici, à Brevans, évoquer Oradour sur Glane, situé en Haute Vienne à plusieurs centaines de kilomètres ?

Tout simplement parce que nous sommes tous concernés par cette odieuse profanation. Les révisionnistes n’ont pas lâché prise et ils sont partout, toujours prêts à mettre en doute, de différentes façons, des faits avérés.

         Notre devoir, à nous, représentants d’Associations Patriotiques, est multiple.

         D’abord, d’entretenir le souvenir du courage de ceux grâce à qui nous vivons aujourd’hui dans une Démocratie et maintenir hors de l’oubli ceux qui, sous l’égide de Jean MOULIN et du Conseil National de la Résistance ont mené à bien leurs deux missions :

         -Elaborer un plan d’attaque pour gagner.

         -S’appliquer à organiser le territoire libéré.

Cérémonie commémorative du Bois des Ruppes, 5 septembre 2020​​​​​​​Parmi ses conquêtes, le droit de vote pour les femmes, les nationalisations, la création de la Sécurité Sociale et ne l’oublions pas : la liberté de la Presse !

Au lendemain du début du procès des complices des attentats terroristes contre Charlie Hebdo, donc de la liberté d’expression  et de toutes les victimes de janvier 2015, cette liberté prend tout son sens !

         Notre devoir consiste ensuite, surtout auprès des jeunes générations, à entretenir vive cette mémoire dont nous, les passeurs, avons la responsabilité !

Les Résistants du Bois des Ruppes, comme tant d’autres, ont payé de leur vie la préservation de la Liberté en France et dans toute l’Europe….unissons nos efforts pour faire en sorte que leur combat n’ait pas été vain !

                                                        Je vous remercie.

Hommage à Fernand Ibanez

Fernand ibanez - Inauguration de la rue Lucie et Raymond Aubrac

Fernand Ibanez, Résistant, Président d’Honneur de l’ANACR Jura, nous a quittés.

Chevalier de la légion d’honneur

Croix de guerre avec palmes

 

C’est avec une profonde tristesse que les membres de l’ANACR du Jura apprenaient, jeudi 24 septembre au soir, la disparition de Fernand, Président d’Honneur de l’ANACR Nord-Jura, dont il était membre et avait été le Président. Il a également été président de l’ANACR de l’Aube et y a beaucoup œuvré pour la mémoire de ses camarades. Profondément humain, simple et à l’écoute de tous, Fernand demeurera un exemple pour tous les membres de l’ANACR qui le pleurent aujourd’hui...

 

 

Intervention de Jean-Claude Herbillon, président de l'ANACR Jura, obsèques de Fernand Ibanez le 1er octobre 2020 : 

Fernand Ibanez est né le 26 octobre 1919 en Espagne. Il arrive en France dès son plus jeune âge. Après un séjour à Paris puis en banlieue, la famille s’installe dans l’Aube à Saint Mars en Othe où ils seront  bûcherons puis  agriculteurs.

Peu avant la guerre il est naturalisé français et en 1939 il est militaire dans l’aviation à Dijon puis au Moyen-Orient. En mai 1940 alors qu’il est en permission dans son village le territoire est envahi par les nazis, c’est la défaite.

Fernand décide alors de na pas  rejoindre son unité, il est donc comme déserteur, ce qui lui attirera des ennuis avec la justice militaire après la guerre d’autant plus qu’il avait refusé de partir en Indochine, son parcours de héros de la Résistance lui évitera une condamnation.

Il est donc clandestin dès 1940, dès juin il lui semble qu’il y  a des choses à faire et des rencontres possibles. Il participe activement à la structuration de la Résistance en pays d’Othe sous le pseudo de « Nando ».Les premières réunions dans le village se situent en 1941 c’est aussi les premiers regroupements dans l’Aube  le bouche à oreilles fonctionne.

En 1942 il organise des réactions aux réquisitions. Il entre en contact avec le BOA bureau des opérations  aériennes  et participe aux choix des terrains clandestins au premier parachutage au lieu-dit «  la lisière des bois ». Il a participé à plusieurs dizaines de parachutages d’armes, d’agents britanniques  et de Français  libres. Il est  adjoint pour le BOA alors qu’il a 23 ans. Il fait aussi des liaisons avec la Nièvre pour livrer des armes et du matériel. Il échappera de justesse à une arrestation.

En 1944 son maquis  BOA est de 150 hommes. Il faut alors s’organiser et former les jeunes recrues.Diplome Fernand Ibanez

Des chefs de la Résistance sont hébergés dans la ferme familiale. Il est recherché, il échappe de justesse à une opération d’envergure des GMR (groupes mobiles de réserve) mais il faut déménager les armes dans d’autres lieux.

Le 20 juin 1944 1500 allemands attaquent son maquis où ils sont environ 300. 27 résistants furent massacrés ce jour-là et atrocement mutilés.

Grâce entre autres à « Nando » et à une excellente organisation tous les autres maquisards purent échapper à cet enfer par un repli en bon ordre vers d’autres maquis pour reprendre la lutte. Les noms de ces 27 braves «  tous mes camarades » comme disait Fernand avec émotion 70 ans après le jour où l’on a recueilli son témoignage vidéo. Les noms des 27 braves sont gravés disais-je sur un monument. C’est pour honorer leur mémoire et celle d’autres de ses camarades que Fernad Ibanez a créé le chemin de mémoire qui part de Nogent en Othe jusqu’à l’emplacement des maquis. C’est là que de nombreux enfants des écoles se retrouvent chaque Anne avec leurs professeurs.

Après ces événements de 1944 Nando quitte le BOA et dirige une compagnie FTP avec le grade de lieutenant. Ils participeront à la libération de Nancy, Metz, Forbach, Sarreguemine et Bingen en Allemagne. La compagnie sera alors rattachée aux unités de l’armée Patton.

Après sa libération il n’aura de cesse de transmettre la mémoire de la Résistance et de ses valeurs jusqu’à ce que sa santé déclinante l’amène à se mettre  en retrait de notre association.

Président de l’ANACR de l’Aube pendant de nombreuses années, Président du comité Jura nord de l’ANACR à la fin des années 90,

Co-président départemental de l’ANACR Jura avec Roger Pernot et Jean Machuron en 2000.

Il a été membre du conseil national pendant de nombreuses années.

En 2010, lors de notre congrès départemental à Saint-Claude en présence de Raymond Aubrac, il est co-président avec Jean Machuron et moi-même.

J’ai le souvenir ce jour-là, d’une tribune debout entonnant le chant des partisans, elle était composée de Francis Lahaut alors maire de Saint-Claude, de Fernand Ibanez, Raymond Aubrac, Jean-Claude Herbillon, Jean  Machuron et René Lançon. Il était très fier d’avoir présidé l’assemblée en compagnie de Raymond Aubrac et il n’eut de cesse de faire baptiser une rue Lucie et Raymond Aubrac à Dole. Cette rue il l’a inaugurée en 2014, 2 ans après le décès de Raymond Aubrac, en présence des élus et d’Elisabeth Helfer-Aubrac la fille des résistants qui s’était déplacée de Paris pour cette cérémonie.

En 2012 encore président départemental de l’ANACR Fernand a tenu une grande place lors du congrès national à Lons le Saunier. Il était chargé par le bureau national du discours de bienvenue aux congressistes. Son ami Raoult Perrin membre de l’ANACR avait tenu à venir à ce congrès afin de voir son chef Nando. De retour de ce congrès Raoult Perrin avait dit au président de son comité départemental : " Maintenant, je peux mourir heureux". C'est vous dire l'estime qu'avaient pour lui ses camarades de Résistance. Irone de la vie: ils sont décédés à une semaine d'intervalle. 

Très connu au niveau national il rencontrait toujours des amis lors des nombreux congrès nationaux auxquels il a participé. Pour ma part j’étais avec lui au congrès de Limoges en 2006, à Marseille en 2008 et à Lons en 2012.

Le congrès national de l’ANACR 2020 aurait dû avoir lieu à Troyes début octobre dans son département de résistance. Annulé pour cause de Covid il est repoussé en 2021. Nul doute qu’à cette occasion un bel hommage sera rendu à Fernand. Mais je peux vous dire que dès demain un hommage solennel lui sera rendu dans l’Aube en présence des autorités et de nombreux porte-drapeaux.

Fernand Ibanez - Bois des Ruppes

 

 

Aujourd’hui il nous reste le souvenir, un modèle de fraternité et de convivialité. Il nous reste des photos, une vidéo réalisée il y a quelques années et puis par moment nous reviennent en mémoire des anecdotes ou des bribes de ses nombreux discours (fleuve parfois) qu’il nous distillait au bois des Ruppes ou lors de nos différentes AG.

 

Salut Fernand et vive l’ANACR pour laquelle tu as énormément fait.

 

 

 

 

Intervention de Danièle Ponsot, présidente du comité local de l'ANACR Nord-Jura, obsèques de Fernand Ibanez le 1er octobre 2020

Je ne reviendrai pas sur l’exemplaire parcours de Résistant de Fernand, Jean-Claude l’a tellement bien évoqué !

Son parcours politique, qui sera relaté par Alain montre aussi à quel point Fernand était un homme d’engagement.

Membre de l’ANACR Nord-Jura depuis 2010, j’ai tout de suite compris que j’étais en présence d’un homme extraordinaire. Sa faconde, sa générosité, sa chaleur, sa hauteur de vue, son grand talent oratoire tenaient l’auditoire en haleine d’un bout à l’autre de ses interventions.

Qui ne se souvient pas de ses émouvants discours du Bois des Ruppes ?

Mais cet homme extraordinaire était aussi un modèle de gentillesse et d’ouverture d’esprit. Toujours à l’écoute, Fernand ne manquait jamais de me rappeler notre proximité d’origine : en 1914, mes grands-parents paternels étaient eux aussi venus d’Espagne (où mon grand-père, petit pêcheur professionnel, avait du mal à faire vivre sa famille de 8 enfants) pour «  tenter leur chance » en Algérie.

Lorsque, au départ de Robert SBALCHIERO,  l’ANACR Nord Jura s’est trouvée sans président, Fernand donc m’a sollicitée puis encouragée à me présenter à cette élection. Sans doute avait-il eu connaissance, par Hubert, Chaussinois comme moi, de la place que j’accordais, dans les interventions au monument aux morts du maire que j’étais alors, au respect du devoir de mémoire et à la transmission du souvenir aux jeunes générations.

C’est Fernand,  avec Jean-Claude et Hubert, qui m’ont convaincue d’accepter cette mission et c’est avec une grande fierté et aussi la crainte de ne pas être à la hauteur du monument qu’était, pour moi, Fernand, que je me suis vue élue.

Il m’a toujours attentivement écoutée et conseillée lorsque mon rôle a été de succéder à Robert au Bois des Ruppes.

Il faut dire que cette commémoration tenait particulièrement à cœur de Fernand et nous nous souvenons tous de sa silhouette, fièrement dressée devant la stèle érigée par la Mairie de Brevans  en ces lieux où avait été commis le massacre du 11 septembre 1944 avec, jamais très loin de lui, la silhouette discrète et attentive de Nelly, sa chère compagne.

Je sais qu’aujourd’hui notre ami Gérard Fumey, ancien maire de Brevans, malheureusement absent, pense très fort à nous et surtout à son vieux copain, à toi Fernand ! J’ai aussi une pensée pour tous nos amis de l’ANACR qui, anciens résistants fatigués par l’âge ou amis retenus par la maladie, ne peuvent être à nos côtés pour cet hommage....

Au cours de mes recherches sur l’homme que fut Fernand, j’ai trouvé, dans le petit livre qu’il m’avait offert «  Si la Résistance m’était contée », plaquette éditée par ses chers amis du comité du pays d’Othe de l’ANACR de l’Aube, quelques phrases de textes qu’il avait écrits et qui montrent, mieux que je ne saurais le faire, quel homme d’engagement il était et ce, depuis toujours !

Très jeune, il avait vu le danger fondre sur l’Europe, comme un aigle sur sa proie !

         « Le jeune que j’étais, non engagé politiquement dans le sens où on le dit aujourd’hui, fut lucide et j’ai compris toute l’importance des événements qui se développaient alors….

       Le Front Populaire, le gouvernement de Léon Blum…eurent à mes yeux des effets déterminants sur la formation de ma propre personnalité… »

Et, plus loin :

         « Le jeune homme que j’étais en ce mois de mai 1938 fut particulièrement sensibilisé par la défaite de la république espagnole, vaincue par l’intervention massive des détachements militaires et le puissant armement mis à la disposition de Franco par l’Allemagne hitlérienne et l’Italie de Mussolini.

       J’avais le sentiment que cette intervention militaire en soutien au mouvement franquiste espagnol, apparaissait à mes yeux comme une répétition générale avant le déclenchement de la Grande guerre mondiale. »

         Cependant, ce héros qui jamais n’oublia son passé de Résistant, ni ses amis de souffrance,  avait les yeux fixés sur l’avenir et une grande ouverture d’esprit. Pour illustrer cette ouverture d’esprit, il me revient à l’esprit une anecdote, racontée par Garance : au cours d’une intervention au congrès de 2009, à la maison commune de la Marjorie, à Lons, l’ANACR discutant de l’opportunité d’élaborer un site Internet, Fernand, qui n’avait ni Internet ni ordinateur mais qui était conscient de l’importance de ces nouveaux véhicules de la connaissance, avait lancé :

         « Je n’y comprends rien du tout mais c’est essentiel ! »

Exhorter les jeunes à ne jamais oublier, ne jamais céder aux sirènes de la xénophobie et de l’obscurantisme, voilà quel devait être notre rôle, à nous, membres de l’ANACR !

Mon cher Fernand, c’est cela que tu avais sans cesse à cœur de nous inculquer ! Après la Croix de guerre avec Palme, ton activité t’a valu en 2015 la décoration de Chevalier de la Légion d’Honneur, dont tu étais, à juste titre, si fier, puis un peu plus tard, la médaille d’honneur de la Ville de Dole.

Aujourd’hui, Fernand, nous qui sommes  si fiers et heureux de t’avoir connu, nous ne te disons pas : Adieu, non, juste : Au revoir !

 

Pour finir l'intervention de l'ANACR c'est Garance Herbillon porte-drapeau qui a chanté le chant des partisans...

 

 

Tu as été et restes pour nous tous un modèle, un exemple à suivre et nous nous efforcerons, de toutes nos forces, de nous montrer dignes de toi !

MERCI, Fernand ! Que l’ANACR continue dans la voie que, comme tant de nos camarades, tu as tracée pour nous !