27 mai: Journée nationale de la Résistance

Le 19 juillet 2013, après le vote unanime du sénat et de l’assemblée nationale, le président de la République a promulgué la loi instaurant la journée nationale de la Résistance le 27 mai, date anniversaire de la création du conseil national de la résistance (CNR) sous la présidence de Jean Moulin. Cette loi fait suite à une demande portée par l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et amis de la Résistance) durant 25 ans.

L’article 3 de la loi dispose que dans le cadre de cette journée anniversaire les établissements du second degrés sont invités à organiser des actions éducatives visant à assurer la transmission des valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du conseil national de la Résistance (CNR).

Il convient de rappeler que ce programme diffusé en mars 1944, il y a 75 ans, a servi de projet de gouvernement au Général de Gaulle dès la libération du territoire. Ce programme visionnaire, élaboré dans la clandestinité, conduisit à la mise en œuvre de réformes économiques, sociales et politiques donnant la priorité à l’accès à l’éducation pour tous et posant les bases d’un modèle social qui est aujourd’hui le notre. Il inspira également la rédaction du préambule de la Constitution de la 4ème République qui fait parti des textes fondamentaux de notre droit actuel.

La population est invitée à participer massivement aux cérémonies organisées dans le département et notamment la cérémonie départementale à Lons le Saunier placée sous l’autorité préfectorale. Nous incitons tout particulièrement les jeunes et les élèves des différents établissements du département à nous rejoindre et à participer à ce moment d’hommage.

 

« Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux. »

Victor Hugo

Message pour la journée nationale de la Résistance 2025 de l'ANACR du Jura

La capitulation sans condition du Reich nazi le 8 mai 1945, puis celle, le 2 septembre 1945, du régime impérialiste japonais mirent fin, il y a 80 ans, au conflit le plus meurtrier connu par l’Humanité qui aura causé la mort de plus de 60 millions de personnes, dont les 2/3 de civils, victimes des opérations de guerre mais aussi de crimes de guerre délibérés et de politiques génocidaires telles que celles que connurent en Europe les populations juives et tsiganes

La Victoire du 8 mai 1945 sur le Reich nazi fut celle des armées alliées.  Incluant dans les offensives finales des contingents des armées reconstituées des pays qui furent pendant plus de quatre ans occupés par le Reich, auxquels il faut bien sûr joindre les forces françaises libres.

Dans toutes ces forces militaires nationales, s’étant jointes aux Armées américaine, britannique et soviétique libératrices, il y avait par centaines de milliers des Résistants - des Partisans - ayant lutté contre les occupants nazis ou fascistes, et contre les régimes collaborateurs à leur solde.

A cet égard, notre pays, la France, en est un exemple : dès l’été 1940, par son Appel fondateur du 18 juin 1940 depuis Londres, le général de Gaulle avait entrepris en Angleterre la reconstitution de forces armées françaises : les «Forces Françaises Libres», les FFL.

En France dès l’été 1940, sous formes d’appels, d’actes d’hostilité à l’égard des occupants nazis, de sabotages de leurs systèmes de liaisons, s’était manifesté un esprit de Résistance tant à l’égard des Allemands qu’à celui du régime collaborateur mis en place sous le vocable « Etat français ». Un esprit de Résistance qui croitra mois après mois, année après année, quand s’intensifiera la politique répressive à l’égard des patriotes multipliant exécutions et déportations… Un esprit de Résistance qui se traduira par la naissance d’organisations et de publications de résistance dans les conditions différenciées de la France divisée en deux zones – occupée et non-occupée jusqu’au 11 novembre 1942 - tandis que se réorganisaient dans la clandestinité les partis démocratiques et le mouvement syndical.

Cette multiplicité de structures et formes d’action de la Résistance intérieure, va conduire Jean Moulin, à s’atteler dès l’automne 1940 au rassemblement des forces de la Résistance, en les plaçant sous l’autorité du Comité National Français présidé par le général de Gaulle. Ce qu’il fit, revenu d’un séjour à Londres, comme ministre du Comité National Français, sur mandat explicite du Général de Gaulle.

La réunion constitutive du Conseil National de la Résistance se tint à Paris le 27 mai 1943, 48 rue du Four sous la présidence de Jean Moulin.

Cette constitution du CNR allait permettre d’unifier toutes les forces de la Résistance, puis la création début 1944 des « Forces Françaises de l’Intérieur » (FFI), qui vont participer à l’insurrection nationale et accompagner les débarquements libérateurs de Normandie et de Provence. Les FFI se mobilisant alors, s’engageront bientôt par milliers pour la durée de la guerre.

Cette constitution du CNR le 27 mai 1943 permit aussi la publication le 15 mars 1944 du « Programme du CNR », dont les premières mesures préconisaient la restauration de la vie démocratique en France, la mise au service pour toute la Nation de ses richesses et services essentiels, ainsi qu’un système de solidarité sociale entre les Français, s’inspirant des valeurs de la Résistance.

A cette espérance d’une France rénovée, la fin de la guerre le 8 mai 1945 par la Victoire sur les fascismes se joindra celle d’un monde en paix, bannissant, la guerre comme mode de résolution des conflits entre Etats, ainsi que préconisé le 26 juin 1945 par la Charte de la nouvelle « Organisation des Nations-Unies ».  

Force est de constater que, 80 ans après la fin de la guerre, la réalité de notre société et du monde dans lequel nous vivons fait que ces espérances, qui furent en 1945 celles des peuples, celles du peuple français, restent… des espérances ; et que le combat pour les valeurs qui les sous-tendaient reste aussi une nécessité contemporaine.

Des valeurs qu’il convient de rappeler le 27 mai dans les établissements d’enseignement du Second degré, ainsi que nous y invite la loi qui, le 19 juillet 2013, institua cette date Journée Nationale de la Résistance.

            Par ailleurs le droit de vote accordé aux femmes de France en reconnaissance du rôle capital qu’elles ont tenu dans la Résistance, dans les forces françaises libres, dans les administrations, les usines, les fermes après le départ de 1 500 000 prisonniers dès l’été 1940 puis de 650 000 requis pour le Sto en Allemagne. Elles purent profiter du droit de vote dès les élections municipales de 1945. Pourtant tout ne fut pas si simple si bien que 80 ans plus tard le combat des femmes pour leur émancipation est plus que jamais à l’ordre du jour.

Je ne saurais terminer sans remercier les enseignantes et les élèves de l’école de Perrigny pour leur travail remarquable réalisé pour cette cérémonie du 27 mai.

La capitulation sans condition du Reich nazi le 8 mai 1945, puis celle, le 2 septembre 1945, du régime impérialiste japonais mirent fin, il y a 80 ans, au conflit le plus meurtrier connu par l’Humanité qui aura causé la mort de plus de 60 millions de personnes, dont les 2/3 de civils, victimes des opérations de guerre mais aussi de crimes de guerre délibérés et de politiques génocidaires telles que celles que connurent en Europe les populations juives et tsiganes

La Victoire du 8 mai 1945 sur le Reich nazi fut celle des armées alliées.  Incluant dans les offensives finales des contingents des armées reconstituées des pays qui furent pendant plus de quatre ans occupés par le Reich, auxquels il faut bien sûr joindre les forces françaises libres.

Dans toutes ces forces militaires nationales, s’étant jointes aux Armées américaine, britannique et soviétique libératrices, il y avait par centaines de milliers des Résistants - des Partisans - ayant lutté contre les occupants nazis ou fascistes, et contre les régimes collaborateurs à leur solde.

A cet égard, notre pays, la France, en est un exemple : dès l’été 1940, par son Appel fondateur du 18 juin 1940 depuis Londres, le général de Gaulle avait entrepris en Angleterre la reconstitution de forces armées françaises : les «Forces Françaises Libres», les FFL.

En France dès l’été 1940, sous formes d’appels, d’actes d’hostilité à l’égard des occupants nazis, de sabotages de leurs systèmes de liaisons, s’était manifesté un esprit de Résistance tant à l’égard des Allemands qu’à celui du régime collaborateur mis en place sous le vocable « Etat français ». Un esprit de Résistance qui croitra mois après mois, année après année, quand s’intensifiera la politique répressive à l’égard des patriotes multipliant exécutions et déportations… Un esprit de Résistance qui se traduira par la naissance d’organisations et de publications de résistance dans les conditions différenciées de la France divisée en deux zones – occupée et non-occupée jusqu’au 11 novembre 1942 - tandis que se réorganisaient dans la clandestinité les partis démocratiques et le mouvement syndical.

Cette multiplicité de structures et formes d’action de la Résistance intérieure, va conduire Jean Moulin, à s’atteler dès l’automne 1940 au rassemblement des forces de la Résistance, en les plaçant sous l’autorité du Comité National Français présidé par le général de Gaulle. Ce qu’il fit, revenu d’un séjour à Londres, comme ministre du Comité National Français, sur mandat explicite du Général de Gaulle.

La réunion constitutive du Conseil National de la Résistance se tint à Paris le 27 mai 1943, 48 rue du Four sous la présidence de Jean Moulin.

Cette constitution du CNR allait permettre d’unifier toutes les forces de la Résistance, puis la création début 1944 des « Forces Françaises de l’Intérieur » (FFI), qui vont participer à l’insurrection nationale et accompagner les débarquements libérateurs de Normandie et de Provence. Les FFI se mobilisant alors, s’engageront bientôt par milliers pour la durée de la guerre.

Cette constitution du CNR le 27 mai 1943 permit aussi la publication le 15 mars 1944 du « Programme du CNR », dont les premières mesures préconisaient la restauration de la vie démocratique en France, la mise au service pour toute la Nation de ses richesses et services essentiels, ainsi qu’un système de solidarité sociale entre les Français, s’inspirant des valeurs de la Résistance.

A cette espérance d’une France rénovée, la fin de la guerre le 8 mai 1945 par la Victoire sur les fascismes se joindra celle d’un monde en paix, bannissant, la guerre comme mode de résolution des conflits entre Etats, ainsi que préconisé le 26 juin 1945 par la Charte de la nouvelle « Organisation des Nations-Unies ».  

Force est de constater que, 80 ans après la fin de la guerre, la réalité de notre société et du monde dans lequel nous vivons fait que ces espérances, qui furent en 1945 celles des peuples, celles du peuple français, restent… des espérances ; et que le combat pour les valeurs qui les sous-tendaient reste aussi une nécessité contemporaine.

Des valeurs qu’il convient de rappeler le 27 mai dans les établissements d’enseignement du Second degré, ainsi que nous y invite la loi qui, le 19 juillet 2013, institua cette date Journée Nationale de la Résistance.

            Par ailleurs le droit de vote accordé aux femmes de France en reconnaissance du rôle capital qu’elles ont tenu dans la Résistance, dans les forces françaises libres, dans les administrations, les usines, les fermes après le départ de 1 500 000 prisonniers dès l’été 1940 puis de 650 000 requis pour le Sto en Allemagne. Elles purent profiter du droit de vote dès les élections municipales de 1945. Pourtant tout ne fut pas si simple si bien que 80 ans plus tard le combat des femmes pour leur émancipation est plus que jamais à l’ordre du jour.

Je ne saurais terminer sans remercier les enseignantes et les élèves de l’école de Perrigny pour leur travail remarquable réalisé pour cette cérémonie du 27 mai.

Le 27 mai 1943, réunis à Paris 48 rue du Four, sous la présidence de Jean Moulin, membre et ministre du Comité National Français, et seul représentant du Général de Gaulle en France occupée, les représentants de huit importants mouvements de Résistance - ainsi que de six partis Résistants, de même que les deux centrales syndicales clandestines, tenaient la première réunion du «Conseil National de la Résistance», le C.N.R.

Fait quasi-unique dans toute l’Europe occupée par le Reich hitlérien, cette unité des forces de la Résistance antinazie ainsi réalisée, fruit des efforts de Jean Moulin pour surmonter les différences parfois très importantes pouvant exister entre les diverses structures de la Résistance a été d’une grande importance historique.

Reconnaissant d’emblée, dès sa première réunion, l’autorité du général de Gaulle, le CNR donna au président du «Comité National Français» la légitimité pour parler au nom de l’ensemble de la Résistance, extérieure, celle des Français libres, et intérieure, celle qui se rassembla ce 27 mai 1943.

Le rassemblement de la Résistance au sein du CNR, qui va surmonter le drame que fut l’arrestation de Jean Moulin le 21 juin 1943 à Caluire, et sa mort le 8 juillet suivant des suites des tortures, va connaitre à l’automne et l’hiver 1943, ainsi qu’au premier trimestre 1944, d’importants développements.

Ainsi, en octobre 1943, une douzaine d’organisations de jeunesse résistantes, tels les «Jeunes Chrétiens Combattants», les «Jeunes de l’OCM», les «Jeunesses Communistes», les «Jeunes du MLN», les «Jeunes Filles de France», les «Etudiants patriotes», s’unissent nationalement dans les «Forces Unies de la Jeunesse Patriotique».

A l’été 1944, l’insurrection nationale des maquis, des groupes de combat urbain de la Résistance, à laquelle appelèrent le CNR et les Comités de Libération, conjointement à l’offensive des forces alliées débarquées, incluant des forces françaises, telles la 2ème DB en Normandie et l’Armée B en Provence, contraignirent les occupants nazis et leurs complices du régime pétainiste à une retraite prenant des allures de fuite. Une retraite hélas émaillée de crimes de masse contre les populations civiles, comme à Oradour, Tulle, Ascq ou Maillé et, à un degré moindre à Lons le Saunier.

Dans les villes et les régions libérées, les Français vont retrouver la liberté ; et la France, à la mesure de la progression de sa libération, des institutions démocratiques.

Cette année 2024 est celle du 80ème anniversaire de la Libération de la France, qui est célébrée partout à travers le Pays, rappelant les combats qui l’accompagnèrent, tels ceux des Glières, du Vercors, du Mont-Mouchet, des maquis de l’Ain, rappelant celles et ceux qui tombèrent lors de ces combats. Et aussi du fait de la répression, qui frappa hommes, femmes et enfants, Français et Immigrés, comme le rappela ce 21 février 2024 la Panthéonisation de Missak Manouchian, accompagné de son épouse et par les portraits de ses 23 compagnons de lutte et de martyre. Nécessaire évocation en ces temps de xénophobie préoccupante.

Cette année 2024 est aussi celle du 80ème anniversaire de la mise en place par le Gouvernement des toutes premières mesures démocratiques, économiques et sociales préconisées par l’Assemblée Consultative Provisoire et le Programme du CNR. Telles l’Ordonnance du 5 octobre 1944 confirmant celle du 21 avril 1944 prise à Alger par le «Comité Français de libération Nationale» instituant le droit de vote et l’éligibilité des femmes, l’Ordonnance du 14 décembre nationalisant les Charbonnages du Nord-Pas-de Calais, et celles du 30 décembre amorçant la réforme de la Sécurité sociale.

Dans les mois et années qui vont suivre, seront prises d’autres mesures inspirées du Programme du CNR, imprégnées des valeurs humanistes, démocratiques, solidaires et sociales de la Résistance, plaçant les entreprises et services essentiels à la vie des Français sous le contrôle de la Nation, privilégiant l’intérêt général par rapport aux intérêts particuliers. Pour une large part, elles restent des références pour nos débats citoyens contemporains.

Pour conclure, et avant que nous entendions le chant des partisans, permettez-moi de vous lire un extrait de la lettre adressée par Raymond Aubrac à des élèves jurassiens en avril 2010 :

« Venant du Jura nous sommes arrivés à Londres, Lucie et moi avec notre petit garçon, au début de février 44, et nous avons été accueillis comme les rescapés que nous étions. Quelques jours après, dinant avec Emanuel d'Astier et Joseph Kessel, nous avons rencontrés Anna Marly et elle a chanté. Lucie et moi, du fond de ce petit restaurant londonien, dans l’étreinte de la guerre, nous avons pleuré. (...)

Amis entends-tu le chant des partisans c’est l’hymne de la fraternité, la lutte pour la liberté toujours renouvelée. Quand les jeunes entonnent le chant des partisans aujourd'hui, je me lève, et de ma voix de vieillard, je les accompagne. »

Cette année 2023 ouvre un cycle mémoriel de trois ans d’événements historiques majeurs pour notre pays: celui des 80èmes anniversaires des années 1943, 1944 et 1945, cette dernière année étant celle de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Rassemblés partout en France en ce 27 mai 2023, nous commémorons le 27 mai 1943, ce jour où, à Paris, 48 rue du Four, réunis autour de Jean Moulin, les représentants de huit mouvements de Résistance – «Front National de Lutte pour la Libération et l’Indépendance de la France», «Organisation Civile et Militaire», «Ceux de la Libération», «Ceux de la Résistance», «Libération-Nord», pour la Zone Nord de la France occupée, «Combat», «Franc-Tireur» et «Libération-Sud», pour la zone Sud – ainsi que ceux de six formations politiques résistantes – partis communiste, socialiste, radical-socialiste, démocrate-populaire, Alliance démocratique, Fédération républicaine – et des deux centrales syndicales clandestines, CGT et CFTC, créaient le «Conseil National de la Résistance», le C.N.R.

Les efforts opiniâtres de Jean Moulin, pour remplir cette mission que lui avait confié le général de Gaulle d’unifier toutes les forces de la Résistance, avaient permis de surmonter les difficultés découlant de la multiplicité de ses structures nées dans des contextes différents (zone nord occupée et zone sud non occupée), à des périodes différentes, dans des milieux socio-professionnels différents, ayant des formes d’action différentes (filières d’évasion, groupes de propagande, réseaux de renseignement, premiers groupes de combat…), étant de sensibilités politiques pouvant être différentes, sans oublier de possibles rivalités et ambitions personnelles.

Cette unité des Forces de la Résistance intérieure, que concrétise la formation du «Conseil National de la Résistance», va – malgré le drame de l’arrestation de Jean Moulin le 21 juin à Caluire puis de sa mort le 8 juillet - s’élargir dès la fin de l’année 1943, avec le rassemblement en octobre de toutes les organisations de jeunesse Résistantes dans les «Forces Unies de la Jeunesse Patriotique», précédant de quelques semaines celui, des différentes formations militaires de la Résistance – « Francs-Tireurs et Partisans Français», «Armée Secrète», «Organisation de Résistance de l’Armée», Groupes francs – dans les «Forces Françaises de l’Intérieur», alors qu’en cette fin 1943, malgré la répression menée par l’Occupant nazi avec le concours actif de ses complices pétainistes, les maquis - parallèlement au développement des groupes de combat urbain - se sont multipliés dans les Alpes, le Jura, le Massif Central, le Limousin, les Cévennes, dans le Morvan, en Bretagne, en Provence..., rassemblant plus de 40 000  maquisards ; avec parmi eux beaucoup de réfractaires ayant refusé le «Service du Travail Obligatoire» en Allemagne.

La formation du C.N.R. va aussi permettre l’élaboration, d’un Programme, les «Jours heureux», définissant les contours d’une France libérée, démocratique, solidaire, pacifique, ce qui n’est pas échos aujourd’hui, ce sera le «Programme du CNR», publié le 15 mars 1944, dont nous célébrerons l’an prochain le 80ème anniversaire.

La création du CNR fut importante pour notre pays, en premier lieu parce que le CNR s’est placé lors de sa réunion fondatrice sous l’autorité du général de Gaulle - J’en fus à l’instant plus fort, écrira-t‘il dans ses Mémoires – cela lui permit, d’être non seulement le représentant de la France libre mais aussi celui de la Résistance intérieure, et d’affirmer au côté des Alliés anglo-américains la place de la France dans la coalition antihitlérienne.

La création du CNR suscita aussi la formation dès la fin 1943 des premiers «Comités départementaux de la Libération», dont la mise en place, généralisée au printemps 1944 par le «Programme du CNR», permit, quand vint l’heure de la Libération, d’assurer, sous l’autorité du «Gouvernement Provisoire de la République Française», la restauration des libertés et d’une administration démocratique sur l’ensemble du territoire national, et d’affirmer par-là la souveraineté de la France aux côtés des Alliés, dans le combat commun pour vaincre le nazisme.

En ce 80ème anniversaire de la création du CNR, dans un monde qui connait hélas toujours les oppressions nationales et sociales, les guerres d’agression et d’expansion, les crimes génocidaires, les discriminations raciales et religieuses, la xénophobie, les atteintes aux libertés démocratiques, aux droits de l’Homme et le fascisme, le sens profond du combat que menèrent, au prix de lourds sacrifices, les Résistantes et les Résistants, reste un exemple ; par les valeurs de solidarité, d’humanisme, de patriotisme patriotiques et référence et une source d’inspiration contemporaine.

C’est pourquoi au travers du travail de Mémoire nous devons aider les derniers Résistants comme Jean Guillermin de l’ain à transmettre leur histoire. Nous devons également tout faire pour que les noms de Roger Pernot, Benito Hyète, Simone Michel-Lévy, Gino Lazzarotto, Marcel Berger, Paul Caseau, Yvonne Besançon, Henri Clerc, Bernard Bouveret, Manuel De Castro, René Foucaud, Jean Gautron, Auguste Grancher, Victoria Cordier, Pierre et Jean Larceneux, Thérèse Choquet, Maurice Pagnon et tous les autres ne soient pas oublier dans le Jura afin de poursuivre leur combat pour un monde meilleur.

Il y a 80 ans les 3 700 hommes de la 1ère Brigade française libre, parmi lesquels 300 Républicains espagnols, retranchés dans le réduit de Bir Hakeim allaient faire face, dans la nuit du 26 au 27 mai 1942, à une première offensive des troupes germano-italiennes dix fois supérieures commandées par Rommel… La bataille de Bir Hakeim durera jusqu’au 11 juin 1942, au prix de lourds sacrifices, la résistance des Français libres, aura joué un rôle important dans la sauvegarde de l’Egypte et du canal de Suez.

En France occupée, où Jean Moulin, a été parachuté dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942 dans les Alpilles, missionné par le général de Gaulle pour unifier la Résistance de zone sud. La Résistance subit en ce début d’année la répression féroce de la police pétainiste, qui arrête en février Georges Politzer, Danielle Casanova, Marie-Claude Vaillant-Couturier, nombre de Résistants seront fusillés Mont-Valérien et nombre de femmes déportées en Allemagne. Plus de 1000 Résistants seront fusillés au Mont-Valérien pendant la durée du conflit.

Cette répression n’empêchera pas la fondation en février 1942 par Jacques Lecompte-Boinet du mouvement « Ceux de la Résistance » et la formation le 28 mars 1942, des «Francs-tireurs et partisans français».  La rencontre, le 28 août à Lyon, entre Jean Moulin et le général Delestraint, conduira à la formation en septembre 1942 de l’« Armée Secrète», regroupant les structures armées de «Combat», «Franc-Tireur» et «Libération-Sud».

Le 1er mai, le général de Gaulle appela à la BBC à manifester « silencieusement et individuellement devant les statues de la République et les mairies ». Le 14 juillet, des manifestations sont organisées dans différentes illes de France certaines dans le Jura, 2000 participants à Lons le saunier .

L’année 1942 fut aussi celle de l’accentuation par l’occupant nazi de la répression antisémite, à laquelle le régime pétainiste dit de l’«Etat Français» prêta un concours actif.

Mais, l’année 1942 marquera après l’été un tournant dans le conflit mondial, ainsi que pour les conditions de la lutte en France contre l’Occupant et le régime pétainiste : le 8 novembre 1942, des troupes américaines et britanniques, aidées sur place par la Résistance, procèdent à un débarquement en Algérie et au Maroc. En France même, en réponse à ce débarquement la Wehrmacht envahit la Zone Sud.

Dès lors, le processus d’unification des forces de la Résistance sur tout le territoire national va s’accélérer de par l’action résolue de Jean Moulin, qui va réussir à rassembler 48 rue du Four à Paris le 27 mai 1943 les principaux mouvements de Résistance, les partis politiques clandestins ainsi que les deux centrales syndicales pour la réunion constitutive du «Conseil National de la Résistance» (CNR), qui se place sous l’autorité du général de Gaulle.

Une unité qui permettra la réalisation du «Programme du Conseil National de la Résistance» adopté à l’unanimité, publié le 15 mars 1944 et qui sera, la Libération venue, fondateur de notre pacte social jusqu’à nos jours.

C’est l’importance historique de cette date du 27 mai 1943 qui fit, en 2013, la « Journée Nationale de la Résistance ».

Aujourd’hui nous honorons les Résistants quelques soit leurs origines, leur engagement volontaire dans cette lutte clandestine, nous honorons les valeurs patriotiques, démocratiques et humanistes qu’ils ont portés : Liberté Egalite Fraternité Solidarité et Optimisme. N’oublions pas leur sacrifice et ce que fut la nature monstrueuse de ce contre quoi ils ont combattu et qui reste - hélas - une réalité du monde contemporain : le fascisme, le racisme, la barbarie, le terrorisme contre les populations civiles, les crimes de guerre et contre l’humanité, les épurations ethniques, les guerres d’agression expansionniste…

Pour les 289 internés jurassiens, les 1231 déportés du jura dont 671 ne sont pas rentrés, pour les 631 fusillés et morts aux combats n’oublions jamais et surtout restons vigilants.

Cette année 2021 est celle du 76ième anniversaire de la victoire des alliés sur le Reich nazi, concrétisée par une capitulation sans conditions.

Cette victoire fut aussi celle des peuples qui au prix de sacrifices immenses et d’une résistance acharnée participèrent à l’écrasement du régime nazi.

En France, dès 1940, apparurent les premiers gestes de résistance, les premiers appels à réagir. Des mouvements, des réseaux de résistance furent créés en même temps qu’une presse clandestine et ce malgré une féroce répression menée par l’occupant nazi et le régime dit « de l’état français ».

Jean Moulin, un des tous premiers résistants et sous l’autorité du général de Gaulle se consacra jusqu’à son arrestation à la coordination de ces mouvements ce qui aboutira le 27 mai 1943 à Paris à la création sous sa présidence du conseil national de la Résistance qui rassemble alors huit mouvements de Résistance, six partis politiques clandestins et les deux centrales syndicales existantes.

La Résistance contribuera à la libération du territoire, au rétablissement de la République et à la mise en place d’un programme politique solidaire qui reste aujourd’hui encore le socle de notre République.

La situation actuelle de notre pays en proie à une grave crise sanitaire avec des conséquences économiques importantes montre combien notre société a toujours besoin de solidarité et de l’entraide fraternelle si chères aux résistants.

Aujourd’hui nous saluons la mémoire de tous les Résistants qui ont combattu et qui ont parfois perdu la vie pour défendre la liberté, l’égalité, la fraternité et la solidarité.

En ce 27 mai 2021 nos pensées vont vers les Résistantes et Résistants disparus aux quatre coins du pays et plus particulièrement aux jurassiens qui depuis l’apparition du Covid et en raison des confinements successifs n’ont pu avoir droit aux obsèques qu’ils auraient méritées. Mais nul doute que dès la fin de la pandémie nous leur organiserons les hommages qu’ils ont mérités.

Nos pensées reconnaissantes vont à :

Fernand Ibanez : Chevalier de la Légion d’honneur depuis le 8 mai 2015 - président de l’ANACR Jura - créateur dès 1940 de la Résistance dans l’Aube - décédé le 24 septembre 2020 à l’approche de ses 101 ans

Bernard Bouveret : Résistant – passeur – déporté - officier de la Légion d’honneur - Croix de la Résistance - Juste parmi les nations - décédé à l’âge de 96 ans le 7 novembre 2020

Serge Marciat : issu d’une famille de résistants, son père, sa mère et sa sœur ont été résistants – Il sera FTP au groupe Gabriel Péri rattaché au bataillon Maurice Pagnon - décédé du covid le 29 décembre 2020 à 94 ans

Annette Saint-Paul : agent de liaison du service Périclès à Lyon et dans le Jura puis engagée au premier régiment de Franche-Comté - Chevalier de la Légion d’honneur - elle témoignait encore vers la jeunesse quelques semaines avant sa mort - décédée le 28 janvier 2021.

Jean Bourgeat : Résistant et déporté - Chevalier de la Légion d’honneur - décédé du covid le 5 avril 2021- ses obsèques se sont déroulées le 9 avril à l’heure même de la cérémonie en mémoire de la rafle de Saint-Claude

Louis Vilpini :  Résistant et président du maquis du Haut-Jura - décédé le 9 avril 2021 jour de la commémoration de la rafle de Saint-Claude

Cette journée ne pouvait se passer sans leur rendre hommage ! Adieu à tous !

Cette année 2020  est celle du 75ème anniversaire de la victoire des alliés sur le Reich nazi, concrétisée par une capitulation sans conditions.

Cette victoire fut aussi celle des peuples qui, au prix de sacrifices immenses et d’une Résistance acharnée participèrent à l’écrasement du régime nazi.  

En France dès 1940, apparurent les premiers gestes de Résistance, les premiers appels à réagir,  des mouvements de Résistance furent créés, ainsi qu’une presse clandestine et ce malgré une féroce répression menée par l’occupant nazi et le régime dit «  de l’état français ».

Jean Moulin, un des tout premiers Résistant et sous l’autorité du Général de Gaulle se consacra jusqu’à son arrestation à la coordination de ces mouvements ce qui aboutira le 27 mai 1943 à Paris à la création sous sa présidence du Conseil National de la Résistance, qui rassembla alors 8 mouvements de Résistance, 6 partis clandestins et les deux centrales syndicales.

Cela contribuera à la Libération du territoire, au rétablissement de la République et à la mise en place d’un programme politique solidaire qui reste aujourd’hui encore le socle de notre République. 

La situation actuelle de notre pays en proie à une très grave crise sanitaire montre combien notre société a toujours besoin de Solidarité et de l’entraide fraternelle si chère aux Résistants.

Aujourd’hui nous saluons  la Mémoire de tous les Résistants qui ont combattus et qui ont parfois perdus la vie pour défendre la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et la Solidarité.

En ce 27 mai 2020 nos pensées vont tout particulièrement vers Cécile Rol-Tanguy qui s’est éteinte le 8 mai dernier à l’âge de 101 ans.

Elle était l’une des dernières grande figures de la Résistance. Dès 1940 elle rejoint la Résistance, tape des tracts, des journaux et des documents illégaux et avec son mari Henri elle plonge dans la clandestinité. C’est elle qui tapera à la machine le célèbre ordre d’insurrection parisienne que son mari, devenu le Colonel Rol chef militaire régional des FFi d’Ile de France lui dictera et qui conduira à la libération de Paris. C’est à Lons le Saunier lors de notre congrès national de 2012 qu’elle avait été élue co présidente de notre association. Grand officier de la légion d’honneur, grand croix dans l’ordre du mérite, médaille de la Résistance, croix du combattant volontaire de la Résistance… Toutes ces décorations elle les dédiait à toutes les femmes Résistantes restées dans l’ombre et sans qui rien n’aurait put se faire.

Pour conclure il convient également de se souvenir de Benito Hieyte de Messia sur Sorne, décédé le 2 avril dernier à Lons le Saunier.

Benito est né en 1924 à Bilbao. Rapatrié avec ses parents à la fin de la guerre d’Espagne pour fuir le régime de Franco, il s’évade de France en 1942 pour rejoindre l’armée d’Afrique. Arrêté juste après la frontière espagnole il est interné à la prison de San sebastien, puis au camp de concentration de Miranda de Ebro de décembre 1942 au 16 février 1943. A cette date, avec de nombreux camarades il s’embarque pour le Maroc ou il s’engage dans le 1er régiment de chasseurs d’Afrique. Il débarque en Provence avec l’armée de Lattre, il participe à la campagne de France puis en Allemagne et en Autriche comme copilote et mitrailleur sur un char. Démobilisé en octobre 1945 il obtient la croix de guerre étoile d’argent, la médaille des évadés de France, la croix du combattant volontaire et il a été fait chevalier de la légion d’honneur le 8 mai 2015 par Mr le préfet du Jura.

Adieu à vous Cécile et Benito !

 

Cette année nous commémorons le 75ème anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance CNR qui fut publié le 15 mars 1944 dans la clandestinité.

Dans sa Première partie préparant la libération du territoire le CNR affirmait  je cite la «volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l’armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d’abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l’avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l’envahisseur et ses agents, commencée dès 1940».

Cette insurrection nationale la Résistance l’avait préparée en faisant son unité le 27 mai 1943 à Paris, 48 rue du Four, lors de la réunion sous la Présidence de Jean Moulin des représentants des 8 principaux mouvements de Résistance, des 6 partis landestins et des deux centrales syndicales.

La création ce 27 mai 1943 du CNR, représentant la Résistance et se plaçant sous l’autorité du Comité National Français présidé par le Général de Gaulle, avait renforcé la légitimité du Chef de la France libre auprès des Alliés. «J’en fus à l’instant plus fort» dira-t-il, car il représentait ainsi la France Combattante tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Dans sa seconde partie ce programme dessina les contours de la France libérée, rénovée, démocratique, solidaire, dans laquelle l’intérêt général primerait sur les intérêts particuliers. Un programme dont nombre des avancées découlant de sa mise en œuvre à la Libération sont encore présentes dans notre vie citoyenne et sociale.

Commémorer ce 27 mai, comme nous y invite la loi instituant la Journée Nationale de la Résistance, plus particulièrement dans les établissements scolaires, c’est transmettre les valeurs humanistes, démocratiques et patriotiques qui inspirèrent le combat de la Résistance. Cela s’inscrit dans le devoir de mémoire à l’égard de celles et ceux qui ont combattu, et souvent sont tombés pour la Liberté.

C’est aussi répondre au besoin de mémoire dans un monde qui connaît toujours les guerres, le racisme, la xénophobie, les atteintes aux libertés et à la dignité humaine, la torture, la résurgence du fascisme, les actes de barbarie du terrorisme tous ces fléaux contre lesquels il faut, à l’exemple des Résistantes et des Résistants, se dresser sans faillir.

Commémorer le 27 mai c’est ce rappeler de chaque Résistant quelque soit son parcours et son origine, c’est ce rappeler de leur combat, c’est aussi rappeler à tous de faire vivre les valeurs intemporelles pour lesquelles ils ont combattu :

Liberté – Egalité – Fraternité – Optimisme et Solidarité.

LOI n° 2013-642 du 19 juillet 2013 relative à l'instauration du 27 mai comme journée nationale de la Résistance

 

L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1 


La République française institue une journée nationale de la Résistance.

Article 2 


Cette journée, ni fériée, ni chômée, est fixée au 27 mai, jour anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance.

Article 3 


Dans le cadre de cette journée anniversaire, les établissements d'enseignement du second degré sont invités à organiser des actions éducatives visant à assurer la transmission des valeurs de la Résistance et de celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance.
La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.