27 mai: Journée nationale de la Résistance

Le 19 juillet 2013, après le vote unanime du sénat et de l’assemblée nationale, le président de la République a promulgué la loi instaurant la journée nationale de la Résistance le 27 mai, date anniversaire de la création du conseil national de la résistance (CNR) sous la présidence de Jean Moulin. Cette loi fait suite à une demande portée par l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants et amis de la Résistance) durant 25 ans.

L’article 3 de la loi dispose que dans le cadre de cette journée anniversaire les établissements du second degrés sont invités à organiser des actions éducatives visant à assurer la transmission des valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du conseil national de la Résistance (CNR).

Il convient de rappeler que ce programme diffusé en mars 1944, il y a 75 ans, a servi de projet de gouvernement au Général de Gaulle dès la libération du territoire. Ce programme visionnaire, élaboré dans la clandestinité, conduisit à la mise en œuvre de réformes économiques, sociales et politiques donnant la priorité à l’accès à l’éducation pour tous et posant les bases d’un modèle social qui est aujourd’hui le notre. Il inspira également la rédaction du préambule de la Constitution de la 4ème République qui fait parti des textes fondamentaux de notre droit actuel.

La population est invitée à participer massivement aux cérémonies organisées dans le département et notamment la cérémonie départementale à Lons le Saunier placée sous l’autorité préfectorale. Nous incitons tout particulièrement les jeunes et les élèves des différents établissements du département à nous rejoindre et à participer à ce moment d’hommage.

 

« Les souvenirs sont nos forces. Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates, comme on allume des flambeaux. »

Victor Hugo

Message pour la journée nationale de la Résistance 2020 de l'ANACR du Jura

Cette année 2020  est celle du 75ème anniversaire de la victoire des alliés sur le Reich nazi, concrétisée par une capitulation sans conditions.

Cette victoire fut aussi celle des peuples qui, au prix de sacrifices immenses et d’une Résistance acharnée participèrent à l’écrasement du régime nazi.  

En France dès 1940, apparurent les premiers gestes de Résistance, les premiers appels à réagir,  des mouvements de Résistance furent créés, ainsi qu’une presse clandestine et ce malgré une féroce répression menée par l’occupant nazi et le régime dit «  de l’état français ».

Jean Moulin, un des tout premiers Résistant et sous l’autorité du Général de Gaulle se consacra jusqu’à son arrestation à la coordination de ces mouvements ce qui aboutira le 27 mai 1943 à Paris à la création sous sa présidence du Conseil National de la Résistance, qui rassembla alors 8 mouvements de Résistance, 6 partis clandestins et les deux centrales syndicales.

Cela contribuera à la Libération du territoire, au rétablissement de la République et à la mise en place d’un programme politique solidaire qui reste aujourd’hui encore le socle de notre République. 

La situation actuelle de notre pays en proie à une très grave crise sanitaire montre combien notre société a toujours besoin de Solidarité et de l’entraide fraternelle si chère aux Résistants.

Aujourd’hui nous saluons  la Mémoire de tous les Résistants qui ont combattus et qui ont parfois perdus la vie pour défendre la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et la Solidarité.

En ce 27 mai 2020 nos pensées vont tout particulièrement vers Cécile Rol-Tanguy qui s’est éteinte le 8 mai dernier à l’âge de 101 ans.

Elle était l’une des dernières grande figures de la Résistance. Dès 1940 elle rejoint la Résistance, tape des tracts, des journaux et des documents illégaux et avec son mari Henri elle plonge dans la clandestinité. C’est elle qui tapera à la machine le célèbre ordre d’insurrection parisienne que son mari, devenu le Colonel Rol chef militaire régional des FFi d’Ile de France lui dictera et qui conduira à la libération de Paris. C’est à Lons le Saunier lors de notre congrès national de 2012 qu’elle avait été élue co présidente de notre association. Grand officier de la légion d’honneur, grand croix dans l’ordre du mérite, médaille de la Résistance, croix du combattant volontaire de la Résistance… Toutes ces décorations elle les dédiait à toutes les femmes Résistantes restées dans l’ombre et sans qui rien n’aurait put se faire.

Pour conclure il convient également de se souvenir de Benito Hieyte de Messia sur Sorne, décédé le 2 avril dernier à Lons le Saunier.

Benito est né en 1924 à Bilbao. Rapatrié avec ses parents à la fin de la guerre d’Espagne pour fuir le régime de Franco, il s’évade de France en 1942 pour rejoindre l’armée d’Afrique. Arrêté juste après la frontière espagnole il est interné à la prison de San sebastien, puis au camp de concentration de Miranda de Ebro de décembre 1942 au 16 février 1943. A cette date, avec de nombreux camarades il s’embarque pour le Maroc ou il s’engage dans le 1er régiment de chasseurs d’Afrique. Il débarque en Provence avec l’armée de Lattre, il participe à la campagne de France puis en Allemagne et en Autriche comme copilote et mitrailleur sur un char. Démobilisé en octobre 1945 il obtient la croix de guerre étoile d’argent, la médaille des évadés de France, la croix du combattant volontaire et il a été fait chevalier de la légion d’honneur le 8 mai 2015 par Mr le préfet du Jura.

Adieu à vous Cécile et Benito !

Message pour la journée nationale de la Résistance 2019 de l'ANACR du Jura

 

Cette année nous commémorons le 75ème anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance CNR qui fut publié le 15 mars 1944 dans la clandestinité.

Dans sa Première partie préparant la libération du territoire le CNR affirmait  je cite la «volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l’armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d’abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l’avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l’envahisseur et ses agents, commencée dès 1940».

Cette insurrection nationale la Résistance l’avait préparée en faisant son unité le 27 mai 1943 à Paris, 48 rue du Four, lors de la réunion sous la Présidence de Jean Moulin des représentants des 8 principaux mouvements de Résistance, des 6 partis landestins et des deux centrales syndicales.

La création ce 27 mai 1943 du CNR, représentant la Résistance et se plaçant sous l’autorité du Comité National Français présidé par le Général de Gaulle, avait renforcé la légitimité du Chef de la France libre auprès des Alliés. «J’en fus à l’instant plus fort» dira-t-il, car il représentait ainsi la France Combattante tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Dans sa seconde partie ce programme dessina les contours de la France libérée, rénovée, démocratique, solidaire, dans laquelle l’intérêt général primerait sur les intérêts particuliers. Un programme dont nombre des avancées découlant de sa mise en œuvre à la Libération sont encore présentes dans notre vie citoyenne et sociale.

Commémorer ce 27 mai, comme nous y invite la loi instituant la Journée Nationale de la Résistance, plus particulièrement dans les établissements scolaires, c’est transmettre les valeurs humanistes, démocratiques et patriotiques qui inspirèrent le combat de la Résistance. Cela s’inscrit dans le devoir de mémoire à l’égard de celles et ceux qui ont combattu, et souvent sont tombés pour la Liberté.

C’est aussi répondre au besoin de mémoire dans un monde qui connaît toujours les guerres, le racisme, la xénophobie, les atteintes aux libertés et à la dignité humaine, la torture, la résurgence du fascisme, les actes de barbarie du terrorisme tous ces fléaux contre lesquels il faut, à l’exemple des Résistantes et des Résistants, se dresser sans faillir.

Commémorer le 27 mai c’est ce rappeler de chaque Résistant quelque soit son parcours et son origine, c’est ce rappeler de leur combat, c’est aussi rappeler à tous de faire vivre les valeurs intemporelles pour lesquelles ils ont combattu :

Liberté – Egalité – Fraternité – Optimisme et Solidarité.

LOI n° 2013-642 du 19 juillet 2013 relative à l'instauration du 27 mai comme journée nationale de la Résistance

 

L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1 


La République française institue une journée nationale de la Résistance.

Article 2 


Cette journée, ni fériée, ni chômée, est fixée au 27 mai, jour anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance.

Article 3 


Dans le cadre de cette journée anniversaire, les établissements d'enseignement du second degré sont invités à organiser des actions éducatives visant à assurer la transmission des valeurs de la Résistance et de celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance.
La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.