Conseils de lectures, films

L'ANACR aime vous donner des conseils de lectures, vous donner son avis et vous présenter des livres et des films pour apprendre, comprendre la Résistance. Vous trouverez ci-dessous notre listes en cours de réalisation (en sachant déjà qu'elle ne sera jamais fini tant il existe d'ouvrages sur la période). Bonne lecture de cette page vous invitant à encore plus de lecture...

 

JURA : 1940-1944, TERRITOIRES de RESISTANCE, André Robert

Le Jura fait partie de ces rudes terres symboles des bastions qui, à toutes les époques, ont résisté à l’envahisseur.Couverture copie

La Résistance qui s’y est développée au cours de la deuxième guerre mondiale est la pierre angulaire de cette recherche dans laquelle les territoires jurassiens ont été largement pris en compte.
C’est bien sûr le Haut Jura et ses forêts de résineux, qui comme les contreforts alpins, a été lieu de refuge pour les maquis. Ils s’y sont développés et ont tenu en échec l’occupant. Ce sont aussi les espaces ruraux peu peuplés et isolés propices, eux aussi, à la clandestinité.
Et cette diversité géographique sera encore amplifiée par la ligne de démarcation : le Jura sera le seul département français divisé en trois entités: zone « libre », zone occupée et zone interdite.
La Résistance a été, ici comme ailleurs, bien antérieure aux emblématiques maquis. Elle a commencé dans le tissu urbain, certes ici modeste, mais aussi dans les nombreux bourgs et villages qui constituent la trame de la Franche-Comté et l’image qui renvoie à une Résistance sublimée limitée aux maquisards, est trompeuse et réductrice.
L’objet de ce livre est d’abord de mettre en exergue ces Jurassiens, souvent méconnus qui, dans leurs territoires, ont fait que la Résistance soit avant tout populaire. Cet ouvrage, loin des clichés, se veut être une réflexion sur ce que furent les résistants, avec leurs grandeurs et leurs faiblesses, leurs organisations, leurs combats, leurs drames et enfin leurs espoirs. La prise en compte des difficultés du quotidien, les représentations mentales, l’histoire personnelle ou collective des Jurassiens dans ces années douloureuses nous a semblé nécessaire pour mieux appréhender la valeur de l’engagement de ces résistants.
Ce travail d’Histoire repose sur de très nombreux témoignages d’acteurs, mais surtout sur une consultation minutieuse d’archives privées et publiques.
Il est préfacé par l’historien spécialiste de la Résistance François Marcot.

L'auteur: André ROBERT

Professeur agrégé.
Il a enseigné l’Histoire-Géographie dans le Jura, notamment au Lycée Jean Michel de Lons le Saunier jusqu’en 2006.
Membre du C.A des « Amis du Musée de la Résistance et de la Déportation » de Besançon.
Membre (ami) du Bureau de l’Association Nationale des Anciens Combattant de la Résistance du Jura
Membre de l’Association pour les Etudes sur la Résistance Intérieure (Rattachée à la Fondation de la Résistance).

« Vivre sous l’Occupation - 1940-1945 - Chroniques Jurassiennes », André Robert

51gagr4em1l sx323 bo1 204 203 200Vous avez lu son premier livre « Jura 1940-1944 - Territoires de Résistance », vous pouvez alors sans hésiter vous procurer le second. Ces deux livres forment un tout qui donne une vision très complète sur l’état de la France, du Jura en particulier, entre 1940 et 1945. Ce deuxième ouvrage « Vivre sous l’Occupation - 1940-1945 - Chroniques Jurassiennes », nous emmène au plus profond de la vie française durant l’Occupation. C’est un travail de fond, sérieux, et très documenté, basé sur un travail d’archives et de témoignages. André, qui sait être à l’écoute tout en étant parfaitement respectueux des témoins qu’il interroge, nous fournit un ouvrage de haute volée, qui fait déjà référence. Quand on sait combien André est heureux de rencontrer les gens, on se rend bien compte quelle fabuleuse aventure humaine il a vécu pour nous livrer ce précieux document. Merci André, nous sommes très fiers de t’avoir parmi nous à l’ANACR Jura et déjà nous attendons avec délectation la sortie de l’ouvrage suivant.
Pour terminer, il convient de laisser la parole à l’auteur : « J’ai voulu mettre en scène les Jurassiens, ceux des campagnes comme ceux des villes, me livrant à une histoire qui se veut globale, essayant de dégager en quoi la guerre, l’occupation de plus en plus lourde, les contraintes économiques et humaines, les restrictions de toutes sortes, l’évolution de l’Etat Français, les actes de la Résistance mais aussi la répression allemande, ont joué dans l’évolution des mentalités et des comportements. Je voulais également répondre à cette question : les gens, pour la plupart pétainistes en 1940, le sont-ils restés jusqu’à l’été 44, comme beaucoup l’affirment ? En fait les regards portés sur le gouvernement, la collaboration, Pétain, la Résistance, ont évolué en permanence jusqu’à la Libération. »

UNE CITE JURASSIENNE dans la tourmente 1940-1944, André Robert 

1re de couvertureAvertissement de l'auteur :
Mon travail sur la Résistance et l’Occupation dans le Jura respectait scrupuleusement les règles du « métier d’historien ». Je me suis accordé ici, tout en restant fidèle aux faits historiques, quelques libertés propres au roman.
Ma première intention était en effet de faire connaître l’histoire de cette période à un public plus large, dépassant le cercle des lecteurs d’ouvrages « spécialisés ». La gageure était de taille, la porte était étroite.
Ce choix m’a permis aussi de traiter plus librement des situations, des enjeux et des problématiques ayant trait à cette période trouble, mon intention étant toujours de mettre l’homme au cœur du récit, y compris le plus modeste acteur anonyme, dans son quotidien, ses choix, ses actions.
Je suis parti des recherches documentaires menées pour réaliser mes deux ouvrages précédents. Ainsi tous les faits « historiques » relatés ici, ainsi que la plupart des personnages : le maire, les préfets, le commissaire des R.G, les responsables résistants, mais aussi les victimes, sont-ils authentiques. Tout lecteur qui trouverait donc dans cet ouvrage quelque similitude avec des personnes ayant vécu à cette époque ne serait pas obligatoirement dans l’erreur… Pour d’évidentes considérations, dont le respect de la mémoire des acteurs, tous les noms des personnes et des lieux signalés sont fictifs.

Priorité à l’Histoire : ce livre est construit à partir d’un authentique dossier manuscrit réalisé après la guerre par le maire d’une bourgade de Franche-Comté, et conservé aux Archives départementales. Le contenu de ce très riche dossier a été utilisé, tant pour les faits qu’il relate que pour l’état d’esprit et les humeurs de son auteur.
Par ailleurs, tous les textes en italique, dont les courriers des Préfets, sont extraits du dossier, et donc authentiques.

La fiction, l’intrigue, sans jamais s’éloigner des possibles, donnent chair au récit.

"Indignez vous!" de Stéphane Hessel, indigène, 3 Euros

 

"93 ans. La fin n'est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique: le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance!"

Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l'expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948, élevé à la dignité d'Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d'honneur!

Pour Stéphane Hessel, le "motif de base de la Résistance, c'était l'indignation." Certes, les raisons de s'indigner dans le monde complexe d'aujourd'hui peuvent paraître moins nettes qu'au temps du nazisme. Mais "cherchez et vous trouverez".

 

Le film "Walter, retour en Résistance" ​

 

 

Réalisé par Gilles Perret, avec le témoignage de Walter Bussan, Déporté Résistant qui s'exprime ainsi lors d'une interview :"La plupart des spectateurs découvrent l'existence du programme du C.N.R dans le film,où ceux qui ont entendu parler du C.N.R ont oublié qu'il est à l'origine de toutes les lois progressistes promulguées entre 1945 et 1952: Sécurité sociale, retraites par répartition, indépendance de la presse..."

"Je t'embrasse un grand coup" de Florence Amiot-Perlmeyer, préface de Raymond Aubrac, Le cherche midi, 15 Euros

 

 

 

"Ce livre n'est pas une biographie. C'est un portrait, un double portrait de ces deux femmes entre qui la confiance et la confidence étaient totales.Je ne connais pas assez Florence pour vérifier si son portrait à elle est ressemblant, mais je peux témoigner de l'authenticité de celui de Lucie." Raymond Aubrac. On entend Lucie Aubrac en lisant Florence Amiot-Perlmeyer, dans le dialogue impertinent et émouvant de deux femmes debout.

 

 

Un roman historique de Dominique Gros : J'attends l'aube aux yeux gris, Tome II : La Nuit d’Alieze

51r7ohkvc l sx355 bo1 204 203 200Octobre 1943. Après l’échec de l’opération contre le camp Margaine (voir Tome 1) Klaus Barbie est loin d’avoir renoncé. Trois nouveaux chefs de la SS ont été nommés pour anéantir la Résistance du Jura.
Sains et saufs, Pascal et Louis ont rallié le groupe Jacques à Chilly-le-Vignoble. Ils sont bientôt rejoints par Roger, un de leurs amis, venu lui aussi de Normandie. Leur mission est de ravitailler les partisans du département en vivres mais aussi en armes parachutées sur les terrains clandestins dont ils assurent la protection. C’est ainsi qu’ils participent notamment au départ du couple Aubrac pour Londres.
Le débarquement se prépare et les Allemands sont sur les dents. Après leurs offensives contre les maquis de l’Ain et des Glières, ils s’apprêtent à investir le Jura. Mille deux cents Cosaques sont dirigés sur Lons-le-Saunier. Un piège redoutable, ourdi par les SS et leurs suppôts français de la Section antiterroriste (SAC), semble sur le point de se refermer sur les résistants...La nuit d alieze
Dominique Gros, Franc-Comtois installé en Normandie, biographe de Prévert ou de Pergaud, écrivain chevronné, a d’abord été profondément ému en découvrant l’histoire de
ces combattants de vingt ans. Ont suivi plusieurs années de recherche dans les archives et de recueil des témoignages des survivants pour reconstituer le parcours de Pascal et de
Louis mais aussi celui de Lulu, le chef du camp Margaine, celui de l’énigmatique Marisette, de « maman Crolet » ou encore ceux des miliciens de Saint-Claude... La patte du romancier a permis de redonner vie à ces saisissantes figures du passé.
Le résultat est une tragédie haletante, toute empreinte du charme et de l’optimisme de la jeunesse. Le roman vrai des maquis du Jura durant la Seconde Guerre mondiale.

"Marguerite" de Christian Langeois, Le cherche midi, 18 Euros

 

Jeune femme originaire de Chilly-le-Vignoble, devenue professeur de philosophie qui s'engage en 1934 dans le combat antifasciste. Elle est internée en 1942 au camp de femmes de Monts et participe à l'une des rares révoltes contre la mauvaise nourriture, et se retrouve de ce fait transférée à Mérignac dont elle s'évade en 1943. Elle rejoint ensuite la Résistance à Lyon et est arrêtée sur dénonciation le 10 juin 1944 par la Milice. Le 13 juin elle se défenestra du troisième étage par crainte de parler sous la torture. Elle meurt le jour même sans avoir parlé. Mais elle a disparue de la mémoire collective et est une Résistante oubliée.

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Patriote militante et résistante, Victoria Cordier, avec l'aide de ses sœurs et au péril de sa vie, fit traverser le massif du Risoux en plein cœur du Jura franco-suisse à de très nombreux Juifs, Résistants et autres pourchassés par le régime nazi. Ceux-ci étaient conduits en Suisse grâce à des filières organisées.
Au cours de l'été 1943, elle se mit à la disposition à Lyon du chef de mission Jean Rocoffort, alias « Rochette » du réseau « Corvette » qui l'employa comme agent de liaison avec la filière suisse. Victoria accomplit toutes ces missions en surmontant les divers dangers qu'elles comportaient.

"Lucie Aubrac" de Laurent Douzou, Perrin, 21 Euros

 

 

Curieusement aucune biographie n'avait été publiée sur Lucie Aubrac, figure marquante de la Résistance. Laurent Douzou, spécialiste reconnu de la Seconde Guerre mondiale en France, a eu accès aux archives privées de Lucie et Raymond Aubrac, ainsi qu'à celle du Parti Communiste français et à d'autres fonds. En ressort un personnage plus paradoxal, inattendu et attachant, que celui de la légende. Lucie Aubrac a été une héroïne, une "Star", un sujet de controverse et, d'abord une combattante. C'est le mérite de Laurent Douzou que d'éclairer avec précision ses multiples facettes.